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Numéro 3 :
« Le cinéma québécois face à ses
institutions »
Sous la direction de Boulou E. de B’béri
et Bruno Cornellier
Appel de textes
Le cinéma québécois,
avant même d’être un cinéma national, est
d’abord un cinéma « nationalisé »,
dont la possibilité d’être et de faire –
son existence – dépend fondamentalement des conditions
de financement et de gouvernance publique. Une « industrie
culturelle », comme l’entend Téléfilm
Canada, dont la survivance est inféodée aux discours
industriels et politiques qui l’articulent. Mais peut-on penser
le politique sans ses acteurs et ses actants? Car par simple retour
du balancier, il devient possible d’interroger les différentes
« institutions » du film au Québec – cinéastes,
lobbys culturels, associations de producteurs, culture savante,
critique cinéphilique et médiatique, communautés
culturelles et ethniques, et bien entendu le public et ses actes
et pratiques de spectature et de consommation des films –
quant à leur responsabilité et leur rôle dans
la formation des discours filmiques et culturels. Jeux d’institutions
qui se lancent et se relancent la première pierre, à
l’intérieur d’une joute politique, celle de la
formation des discours institutionnels, que se livrent les instances
publiques, financières et industrielles, et les milieux de
la production culturelle et savante (dont la survie matérielle
dépend de la gouvernance publique).
Appliquée au(x) discours de la philosophie,
cette démarche s’inscrit dans la lignée de l’archéologie
de l’histoire des idées que parcourt Michel Foucault,
analysant les domaines de formations discursives et leurs énoncés,
et cherchant leur applicabilité dans la vie quotidienne.
Pour lui, les domaines de formations discursives (que nous appellerons
ici « institutions ») offrent à l’analyse
un espace de possibilités qui permet de circonscrire l’histoire
des idées qui gouvernent, la mentalité qui les motive,
et enfin (et peut-être surtout pour notre propos) ses conditions
de transformation. En d’autres termes, il s’agit
de comprendre et d’expliquer les régularités
des discours institutionnels et de leur évolution à
l’aide des pratiques de production.
Dans le cas qui nous occupe, soit celui du
cinéma au Québec, peut-on réellement penser
les pratiques et discours de gouvernance et de financement des films
sans d’abord – ou aussi – interroger la mise en
forme et en sens de ces discours dans les pratiques institutionnelles
qui entourent et circonscrivent la production de films? Ou formulée
autrement, la question que nous souhaitons poser, dans le cadre
de ce troisième numéro de Nouvelles « vues
» sur le cinéma québécois, pourrait
alors être la suivante : Comment les discours institutionnels
(économiques, politiques et industriels) gouvernent-ils les
pratiques et les discours filmiques au Québec? Or cette question
en cache une autre : comment les discours qui émanent de
l’autre côté du spectre institutionnel –
ceux que nous énumérions plus tôt, passant de
la culture savante aux associations de producteurs, de la critique
de film aux pratiques filmiques elles-mêmes – gouvernent-ils
ou modèlent-ils en retour, s’il y a lieu, les modalités
du discours filmique au Québec? David contre Goliath : responsabilité
commune? Autrement dit : quel rapport existe-t-il entre les discours
institutionnalisés de la gouvernance publique et industrielle
et ceux, eux aussi institutionnalisées, des pratiques filmiques,
critiques, culturelles et savantes?
Les sujets abordés peuvent inclure
(mais ne se limitent pas à) :
- Le cinéma québécois
et les institutions gouvernementales / politiques
- Le cinéma québécois et les institutions critiques
- Le cinéma québécois et les institutions académiques
/ culture savante
- Le cinéma québécois et les institutions alternatives
- Le cinéma québécois et les institutions financières
/ industrielles
- Le cinéma québécois, sa distribution et son
marketing
- Le cinéma québécois et la télévision
- Le cinéma québécois et les communautés
culturelles
- Etc.
De manière non-exhaustive, c’est donc autour de
ces questions et problématiques que nous invitons chercheurs,
étudiants et cinéastes à nous soumettre articles
et essais originaux pour ce troisième numéro de Nouvelles
« vues » sur le cinéma québécois
[www.cinema-quebecois.net]. Veuillez consulter notre protocole de
rédaction pour connaître les règles et méthodes
de soumission des textes (http://www.cinema-quebecois.net/protocole_de_redaction.htm).
Nous accepterons les propositions originales (rédigées
en anglais ou en français) jusqu’au 15 novembre 2004.
Les textes finaux devront nous être remis au plus tard le
31 janvier 2005.
Veuillez noter que nous acceptons également
les essais et articles individuels ne se rapportant pas directement
aux thèmes abordés dans nos numéros thématiques.
Nous accueillons aussi les comptes rendus critiques d’articles,
recueils et ouvrages récents autour des cinémas québécois,
canadiens et amérindiens. Les publications se rattachant
aux questions plus fondamentales de la nation, du nationalisme et/ou
du(des) cinéma(s) national(aux) en général
sont également bienvenus.
Nouvelles «
vues » sur le cinéma québécois est
dirigée par une équipe d’étudiants et
de chercheurs tous intéressés à repenser le
cinéma québécois autour de nouveaux paradigmes
et de nouvelles idées où se rejoignent et se relancent
discours savants et discours critiques, pratiques filmiques et institutions
politiques et industrielles du cinéma au Québec, chaque
fois autour d’un nouveau thème, d’une nouvelle
problématique. Son comité éditorial est formé
de Bruno Cornellier (Université Concordia), Sylvain Duguay
(Université Concordia), Germain Lacasse (Université
de Montréal) et Bill Marshall (University of Glasgow). Nouvelles
« vues » sur le cinéma québécois
est publié/diffusé gratuitement et exclusivement sur
son site web, et est remis à jour deux fois l’an.
Nouvelles « vues »
sur le cinéma québécois
a/s Bruno Cornellier
École de cinéma Mel Hoppenheim
Université Concordia
1455 de Maisonneuve Ouest, FB 319
Montréal (Québec) H3G 1M8
Courriel/email : redaction@cinema-quebecois.net
Tél. : (514) 527-8217
URL: www.cinema-quebecois.net
Protocole de rédaction
1- Les textes, tous originaux –
à moins d’entente contraire avec le comité éditorial
– doivent nous être soumis par courriel/email
et/ou par la poste (sur disquette ou CD-rom) en format MsWord. Doivent
figurer sur la première page : le titre de l’article,
le nom de son auteur et de son institution (s’il y a lieu),
un court descriptif biographique/professionnel (en une ou deux phrases)
et un court résumé de l’article (15 lignes maximum)
dans sa langue originale (sauf pour les éditoriaux, les entrevues
et les comptes rendus de lecture qui ne nécessitent pas de
résumé).
2- Nous acceptons aussi bien les textes rédigés
en français qu’en anglais.
3- Les notes et renvois textuels doivent être
numérotés consécutivement à la fin
de l’article et doivent être présentés
selon le modèle du guide
MLA.
4- Les auteurs sont invités à
nous faire parvenir images et/ou photographies pour accompagner
leur article (à leur discrétion). Ils devront, le
cas échéant, nous les faire parvenir par la poste
(en copie(s) rigide(s) ou digitalisée(s) sur CD-rom) ou par
courriel/email
en format JPEG, TIFF ou BMP. Les auteurs seront alors responsables
d’en libérer les droits.
5- Les titres des films doivent être
mis en italique et suivis, entre parenthèses, du
prénom et du nom du réalisateur, ainsi que de son
année de production. Par exemple : À tout prendre
(Claude Jutra, 1963).
6- Utiliser, si votre traitement de texte
vous le permet, les guillemets français (« »)
et éviter le double espacement après la ponctuation
à la fin de chaque phrase.
7- Les sous-titres doivent être mis
en caractères gras et utilisés avec modération.
8- Afin d’alléger la tâche
déjà lourde et bénévole de notre comité
de relecture, les textes ne répondant pas à ce protocole
de rédaction seront retournés à leurs auteurs
pour modification dans les plus brefs délais.
Guidelines for contributors
1- The essays, all original –
unless it has been agreed upon otherwise with the editorial committee
– must be submitted by email
and/or by post (on diskette or CD-rom) in MsWord format. Must appear
on the first page: Article title, name of the author and of his/her
institution (if applicable), brief biographic/professional abstract
(in one or two short sentences) and a brief abstract of the essay
(15 lines maximum) in its original language (with the exception
of editorials, interviews and book reviews, which do not need a
an abstract.
2- Notes and textual references must be numbered
consecutively at the end of the essay and must be presented
according to MLA
form.
3- Authors are invited to provide us with
images and/or photographs to accompany their essay (at their discretion).
They must, in this case, forward them by post (in hard or digitalized
copie(s) on CD-rom) or by email
in JPEG, TIFF or BMP format.
4- Film titles must be italicized
with, in parentheses, the director’s name and the film’s
year of production. For example: À tout prendre
(Claude Jutra, 1963).
5- Use, if your word-processing software allows
you to, French quotation marks (« »), and avoid double
spacing after the punctuation at the end of each sentence.
6- Subtitles must appear in bold and must
be used in moderation.
7- In order to lessen our proofreader committee’s
heavy and volunteer load, essays which do not respect these guidelines
will be returned to their authors for modification in the briefest
delay possible.
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